Compétence 8 : Favoriser la prise de conscience

On peut voir la compétence 8, celle de la prise de conscience, tout à la fois comme une compétence singulière et comme la conséquence des premières compétences. En effet, c’est bien dans un cadre sécurisant et partagé, à travers une communication directe et puissante soutenue par une relation de confiance que la prise de conscience peut se faire.
Sans les premières compétences, l’ouverture du client à de nouvelles interprétations et de nouveaux possibles
n’existerai pas.

Mais une fois ces ouvertures possibles, le coach doit rendre possible leur montée à la conscience et leur ancrage dans une réalité tangible. La compétence 8 invite le coach à changer de perpective, à voir plus largement, à passer de :

  • Que voudrais je solutionner comme problème ?
  • Comment m’y prendre ?
  • Que faire concrètement ?

à

  • Qui suis-je ?
  • Dans quel contexte s’inscrit l’objectif que j’amène en coaching ?
  • Comment dois-je changer afin d’arriver naturellement là où je le souhaite ?

On le voit, cette transition invite à plus de profondeur, plus de distanciation, plus d’implication aussi tant du client que de son coach. Elle invite à passer d’une conversation réfléchie à une conversation courageuse, de passer de la tête au cœur, ou plutôt d’impliquer l’un comme l’autre.

Pour permettre ce voyage, le client doit en être d’accord, entièrement partie prenante, plus que volontaire.
Pour arriver à voyager ainsi, le coach doit être entièrement partie prenante, plus que volontaire aussi et capable de soutenir les remous des grandes traversées. Mais quel plaisir au final !

Techniquement, le coach musclera cette 8ème compétence en :

  • Questionnant les comportements répétitifs et ceux plus isolés, situationnels
  • Travaillant sa capacité à distinguer les faits et les interprétations de ceux-ci et en travaillant sans relâche sa capacité à trouver de nouvelles interprétations
  • Découvrant pour lui et au service de ses clients les modèles permettant une meilleure compréhension de la réflexion humaine (par exemple les mécanismes de défenses)
  • Osant explorer les territoires des sensations (physiques et émotionnelles), émotions (positives comme négatives), croyances (facilitantes ou limitantes)
  • Osant la confrontation avec son client et en étant en capacité de soutenir la confrontation du client à lui-même
  • Osant lâcher le résultat direct demandé par le client au profit d’une vision élargie du problème et de sa solution à un niveau supérieur.

On le voit, cette compétence demande un savoir et un savoir-faire au-delà des 7 premières compétences mais elle s’appuie sur l’ensemble du processus et rend notre métier plus noble et plus impactant.