Compétence 7 : Communication directe

Ah la jolie compétence que celle-ci. La compétence la plus difficile à appréhender sans doute au regard d’une vision néophyte de notre métier : celle de la communication directe.

Bien entendu, cette compétence vise d’abord à pointer la capacité du coach à communiquer de manière claire, simple et compréhensible sur tout ce qui lui incombe. Ainsi, il est en charge de la communication du processus, des rendez-vous, des propositions d’exercice. Cette compétence semble aller de soi dans un métier de la relation mais elle nécessite quelques points d’appui pour s’exercer de manière fluide. Ainsi le coach gagnera d’autant plus en clarté :

  • Qu’il saura lui-même où il va
  • Qu’il aura une estime de lui suffisante pour ne pas redouter les retours de ses clients (sur une non disponibilité d’agenda ou un tarif par exemple)
  • Qu’il sera en capacité de recevoir un feed-back négatif ou des signes d’incompréhension sans sourciller et en
    privilégiant l’aide apportée au client plutôt que la justification.

Au-delà de cette communication factuelle sur le processus et le cadre du coaching, cette compétence peut également être observée dans les échanges de contenu entre le coach et son client. J’aime aborder cette question avec les coachs débutants qui voient par cette compétence leur liberté s’agrandir … un peu ! En effet, l’apprentissage du métier de coach passe par une phase, souvent assez longue, durant laquelle le coach apprend à ne rien penser, à ne rien proposer, à ne rien induire chez son client. Pour cela, il pose essentiellement des questions et se garde bien de la moindre interprétation ou hypothèse. Cette phase, souvent nécessaire, vise à habituer le coach à ne pas penser à la place de son client et à laisser celui-ci cheminer. Pour autant, une fois cette habitude de grande liberté de cheminer prise, le coach peut reprendre ses neurones (😀) et donner un peu de lui au contenu du coaching.


En effet, les questions seules ne permettent pas toujours au client d’avancer et il gagne à avoir un véritable échange avec son coach. Tout en laissant l’entière possibilité au coaché de cheminer à son rythme et dans la direction qui lui convient, le coach peut proposer :

  • Des hypothèses de travail pour permettre à son client de réfléchir de manière plus approfondie un sujet
  • Des métaphores et analogies pour permettre à son client de solliciter sa pensée intuitive au service de son objectif
  • Des feed backs sur ce qu’il perçoit ou ce avec quoi il est en contact de la part de son client.
  • Le partage de ses propres intuitions et ressentis physiques comme support à la réflexion du client

Pour pouvoir exercer avec le plus d’à propos cette 7eme compétence, le coach doit avoir du matériau « de premier ordre », sur lequel il peut s’appuyer sans trop de distorsion ou d’interprétation. Il gagnera donc à s’appuyer sur ce qui se passe ici et maintenant avec son client, pour exercer cette compétence de la communication directe sur le contenu. La théorie systémique pose l’hypothèse, souvent appelée du reflet systémique, que ce qui se passe entre l’accompagnateur et l’accompagné n’est que le reflet en séance de ce qui se passe dans la vie réelle de l’accompagné. Fort de cet appui, et pourvu qu’il le mette en lien avec la vie réelle du client et qu’il n’en fasse qu’une hypothèse, le coach pourra ainsi utiliser ce qu’il pense, voit, ressent, perçoit, intuite en séance avec son client au service de la réflexion de celui-ci et de l’avancée vers son objectif dans la vie réelle. Une jolie liberté donnée au coach … au service du client !