Compétence 2 : Etablir le contrat de coaching

Cette seconde compétence, sans doute l’une de mes préférées, établit la deuxième base de notre beau métier.  Les deux piliers que sont la déontologie (portée par l’éthique) et le contrat (portée par la responsabilité partagée et le mandat donné au coach) permettent d’assurer “Permission” et “Protection”. Et qui dit les 2 “P” de base, dit “Puissance” tout à la fois pour le coach et pour le client.  Nous pourrions revenir sur de nombreuses autres interprétations de la règle des 3 P (protection + permission = puissance) en coaching, mais celle-ci fait partie des classiques.

Pourtant, contaminés par l’aspect “procédurier” du contrat, de nombreux coachs tentent de se soustraire à l’écriture de celui-ci, se privant ainsi de tout ce qu’il permet.  Bien entendu, dans un contrat apparaissent (ou devraient apparaître) des éléments peu agréables tels que les questions d’assurance, de règlement en cas d’absence, ou depuis peu de protection des données personnelles (RGPD).  Voir cet aspect de la seconde compétence ne donne pas forcément envie d’y passer du temps et rend l’écriture du contrat rébarbative et sa présentation au client malaisée et souvent maladroite.

 Pourtant, le contrat, c’est également une jolie recherche digne du meilleur des enquêteurs :
– qu’allons-nous chercher ensemble ?
– comment allons-nous nous y prendre ?
– comment nous répartissons-nous les rôles dans notre quête ?
– quelle sera la durée du voyage ?
– quelles règles de savoir-vivre allons-nous respecter pour nous assurer un voyage doux et efficace ?

En somme, le contrat de coaching, c’est un pacte à établir entre deux voyageurs ambitieux.Il aide à voir où l’on va et comment on y va.Il permet à chacun de prendre sa responsabilité pleine et entière, et uniquement celle-ci.Si l’on se place du côté du coach, l’établissement (en profondeur) d’un contrat lui permet d’éviter la position du sauveteur (dans le triangle de Karpmann) tout en donnant 100% de ses compétences et de son énergie.Jolie challenge.Si l’on se place du côté du client, prendre 100% de ses responsabilités (ni plus ni moins), face à son objectif, c’est décider dès le démarrage quel est l’objectif réel du changement désiré et si celui-ci est porté par un désir suffisant pour que tout soit mis en oeuvre de la meilleure façon.

La prochaine fois que vous hésitez à écrire un contrat, revoyez cette image … peut-on réellement en faire l’économie ? 🙂