Compétence 11 : Gestion des progrès et des responsabilités

L’ultime compétence de notre référentiel est tout à la fois un point d’orgue et une ponctuation tout au long de notre travail avec un client.  En effet, il est question de la responsabilité du client sur ses importants mais également sur la gestion de ses progrès.  Cette compétence est donc visible tout au long du parcours de coaching.  Elle demande tout à la fois une distance avec le client (pour lui laisser pleinement et entièrement sa responsabilité) et une grande proximité (pour le soutenir en termes de confiance en soi, de leadership et d’ambition).

Elle se lie avec la compétence 2 de la contractualisation quand le coach est vigilant sur la responsabilité qu’il prend dans les objectifs que le client se fixe. Ainsi, si un objectif de coaching ressemble à « J’aurai un coach avec qui partager les problématiques vécues dans le cadre de mes réunions de Codir » (objectif réellement lu dans un contrat), on sent bien que l’autonomisation et la réflexion sur soi du client n’est pas mise en avant, cultivée, travaillée. 

Elle se lie avec la compétence 9 de la capacité à co-créer des opportunités d’apprentissage quand le coach demande à son client ce qui s’est passé entre deux séances et les actions qu’il a mis en œuvre.  Ces deux compétences tissent également un lien étroit quand le client se fixe sa to-do list à l’issue de sa séance.

Cette compétence se « double » en quelque sorte elle-même quand le client, en partenariat bien entendu avec le coach, prend lui-même la responsabilité de fixer ses structures de responsabilité.  Comment le client va être autonome sans être isolé ; comment il va se relier à son objectif de coaching et, en même temps, à son entourage/son univers/son système ; comment il découvrira ou re découvrira l’indépendance sans la solitude.

On le voit donc, cette compétence 11 est un véritable pivot de notre métier et se lie aux autres compétences pour faire l’essence même de nos coachings.

Ce que j’aime à retenir de cette dernière compétence de notre liste est la manière dont elle teinte tout accompagnement et l’apprentissage en profondeur qu’elle procure à tout coaché.  Être coaché, c’est apprendre – concomitamment à la poursuite de son objectif de coaching – à se fixer un objectif, à prendre sa part juste de responsabilité, à être un acteur engagé de sa vie.  Il est important de le retenir tout à la fois pour honorer notre métier mais également pour ne pas minimiser l’impact d’un coaching sur une personne. 

Etre coaché est transformateur (c’est souvent l’effet recherché d’ailleurs) et le coach veillera à emmener son client là où celui-ci est prêt à aller (ni plus ni moins).