Compétence 1 : Éthique et déontologie

Comme je vous l’ai annoncé via la newsletter, notre premier trimestre sera principalement orienté vers l’observation des 11 compétences de coach.  Semaine par semaine, découvrons en mots et en images ces compétences de base.

La première compétence, celle qui constitue l’un des deux piliers de notre pratique correspond au respect de l’éthique et de la déontologie.  En reprenant, point par point, cette première compétence, j’ai été touchée par deux éléments.

Le premier est l’étendue des promesses que nous faisons en signant la charte de déontologie en tant que coach.  Je connais bien le  Code de déontologie de l’ICF mais c’est vrai également pour la charte des autres associations de coachs.  Si vous les observez avec attention et implication, vous découvrirez combien il nous est demandé d’être exemplaire.  Dans l’éthique par exemple, on peut lire :

  • Être complétement engagé et être un exemple à la fois pour la profession de coach et pour la communauté    et
  • Opter pour la diversité et l’inclusion et valoriser la richesse des parties prenantes mondiales.
J’aime cette exigence intime et très large mais j’ai profondément conscience également de la difficulté à y répondre positivement.  Souvent, tout au moins en France, une querelle oppose les tenants du “coach qui enfile son tablier de coach à 9 00 et le repose à 19 00” et ceux qui pensent qu’on est coach à temps plein, certaines fois avec nos clients, certaines fois uniquement dans notre manière de vivre.  La lecture de cette première compétence tend à penser que pour respecter tout au moins l’éthique du coach, il est impératif de respecter ses bases à longueur de temps, dans notre activité professionnelle comme dans notre vie privée.
Il nous faut donc être sans cesse à la recherche du mieux faire en terme d’Intégrité – d’Excellence – de Collaboration et de Respect (les 4 valeurs qui fondent le code de l’ICF).  Tout un programme si vous voulez mon avis …. d’autant plus difficile que ces valeurs tout à fait respectables ne sont peut-être pas les premières qui nous animent personnellement.
Le second point qui m’a marqué en relisant cette première compétence me revient sous la forme d’une boutade joliment lancée par une participante à un atelier sur les 11 compétences que j’ai eu la chance de coanimer lors d’une journée de Professionnalisation de l’ICF.  Celle-ci faisait remarquer que le code de déontologie du coach, c’était comme le permis de conduire : une fois qu’on l’avait passé, il était considéré comme acquis à vie.  Bien entendu nous avons les examens de certification, les comités de déontologie et la hotline déontologie d’ICF Global.  Mais avant de remettre en cause notre respect de ce code, pendant devrions nous simplement le regarder plus souvent … comme un guide spirituel qui nous pousse à réfléchir.  Dans un monde qui est de plus en plus bousculé, une profession avec un code de déontologie aussi présent a selon moi une grande responsabilité.  Mais pour pouvoir faire cette traduction vers notre vie quotidienne, il nous faut plus qu’une fois dans notre vie professionnelle lire et faire nôtre ce code de déontologie.  Comment être “esthétique dedans” – en suivant le texte de Pierre Reverdy ? Si l’éthique c’est ce qu’on fait quand personne ne nous voit, il ne nous suffit pas de signer au bas d’une charte de déontologie et de la transmettre à nos clients, il nous faut la vivre !
Quel beau métier que celui qui met le respect de l’éthique et de la déontologie comme première compétence de base … Faisons lui honneur.