Apport de la thérapie systémique au coaching

J’ai eu la chance , jeudi passé, de participer à une journée de supervision animée par Mony Elkaïm organisée par Human Coaches et j’ai été émue.  Émue de revoir mon ancien enseignant en thérapie systémique, de replonger dans mes cours de jeune adulte avec l’expérience que j’ai aujourd’hui, émue par l’humanité profonde de ce grand monsieur et émue de voir qu’il pouvait partager tout ceci avec autant d’humour et de simplicité.

Au-delà de cet hommage, je souhaite partager avec vous les quelques pépites que je retiens de cette journée.  Bien sûr, quelques lignes ne pourront pas rendre compte de la richesse de la journée de jeudi mais vous donneront je l’espère matière à réflexion.  Voici donc quelques phrases prononcées par Mony et que je trouve très très très adaptées à notre métier de coach

  • “Ce qui compte dans notre métier, ça n’est pas de réussir, mais de faire notre maximum“.
  • “Bien sûr, dans notre métier, nous racontons parfois des salades (à entendre ici comme “des hypothèses dont nous sommes seuls responsables et qu’il nous appartient d’aller vérifier”) mais ça n’est pas grave pourvu que ces salades sont plausibles et qu’elles donnent un autre angle de vue à notre patient (client)”.
  • Nous devons accueillir nos clients en sécurité (un accueil vrai, sans être sur la défensive nous même) et non en protection (en les infantilisant et les projetant comme incapable de se protéger eux-mêmes)
  • En tant qu’accompagnant, nous devons apprendre à échouer pour en donner l’autorisation à nos clients.

Et enfin, ce qui me semble le plus porteur d’un coaching de très haut niveau, loin d’un simple “training” :

  • Si je rentre dans le problème de mon client, je créé la répétition de ce qu’il connaît déjà.  Si je ne rentre pas dans son problème, je nie celui-ci.  Notre rôle d’accompagnant est d’y rentrer sans y rentrer.

Mais ce point-ci est suffisamment important à mes yeux pour que je vous propose de m’accompagner dans sa réflexion le mois prochain.